«

»

La 4G ne sera pas “la révolution des débits et des usages promise par certains” selon Free

LTE-Logo

Dans la dernière édition en date des cahiers de l’Arcep, spécialement consacrée à la 4G, Maxime Lombardini, directeur général d’Iliad (Free) s’exprime sur le déploiement de cette nouvelle norme…

Constatant l’empressement de ses concurrents à annoncer et lancer commercialement la 4G LTE, il estime que « cet enthousiasme pour la 4G est probablement un des effets bénéfiques les plus évidents de l’arrivée de Free Mobile sur le marché ». En effet, les opérateurs historiques estiment que cela leur permettra de se différencier du nouveau venu, tout en maintenant des tarifs un peu plus élevés pour préserver leurs marges. « Cette accélération des investissements est bien sûr bénéfique à toute la filière télécom et plus largement à l’économie française », admet Maxime Lombardini.

Mais il tient également à avertir ses concurrents : « les opérateurs doivent déployer leur réseau (les antennes, mais aussi la collecte) avant de “survendre” des services 4G à leurs abonnés », estime-t-il, constatant qu’à l’heure actuelle, « chacun se proclame leader de la 4G, même avec quelques dizaines d’antennes actives seulement » !

Côté Free, le discours reste prudent : le nouvel entrant « déploie depuis ses débuts un réseau intégré 3G/4G avec son partenaire européen Nokia Siemens Networks », mais se garde bien d’annoncer le moindre lancement commercial pour le moment. Maxime Lombardini ne souhaite pas décevoir ses abonnés avec un service lancé trop tôt : « la 4G nous apparaît comme une évolution nécessaire de la 3G, mais pas, à court terme, comme la révolution des débits et des usages promise par certains ». Les « débits théoriques élevés » affichés par les trois opérateurs à grands renforts de publicités « ne pourront être atteints en ville qu’au prix d’une densification » qui, à l’heure actuelle, reste difficile face à la résistance des collectivités et associations lors de la pose de nouvelles antennes.

Parmi les solutions avancées par Free, « la mutualisation des infrastructures, bien avancée chez nos voisins, est essentielle ». Mais par-dessus tout, il faudra faire preuve de patience. « Restons lucides », conclut Maxime Lombardini, « il faut des années pour déployer de tels réseaux ».

Merci à freenews pour l’info

on en parle

(1 commentaire)

  1. ifotr0n

    non mais! qu’ils fournissent dejà du reseau (voix et 3G) à leurs clients

Laisser un commentaire